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Aligner vos placements et vos dépenses à la retraite Imprimer
retraiteimages.jpgInvestir à la retraite a ses défis particuliers. Votre horizon de placement se rétrécit alors que vos revenus d’emploi /professionnel/d’entreprise cessent en tout ou en partie. Une erreur à ce moment peut causer de graves dommages, puisque vous ne n’avez plus le luxe du temps ou d’autres revenus non reliés à l’investissement pour vous aider à vous redresser. D'autre part la composition de vos dépenses change et leur niveau diminue souvent, mais pas toujours, après une vague initiale de voyages. Comment vos placements doivent-ils s'ajustez à ces nouvelles circonstances, et en particulier comment pouvez-vous mieux aligner vos investissements avec vos dépenses?

Introduction

Pratiquement toutes les sources de conseils financiers personnels recommandent une allocation réduite de votre portefeuille aux actions à la retraite, et ceci pour deux raisons :

  • plus votre horizon de placement est long, plus vous pouvez être agressif dans le pourcentage de votre  portefeuille qui est investi en actions. Alors, à moins de prendre sa retraite très jeune ou que vous prévoyiez que vos placements dépassent largement vos besoins pour le restant de vos jours (auquel cas, le portefeuille devrait être investi en fonction des intérêts des héritiers), on réduira progressivement l’importance des actions dans votre portefeuille à la retraite.
  • d’autre part, l’absence d’autres revenus encourage une approche plus conservatrice, ce qui encore une fois milite pour un pourcentage réduit du portefeuille investi en actions.

Pour davantage, voir répartition d’actifs sur notre site.

Les dépenses

Mais l’autre particularité d’investir à la retraite est que vous devez tenir compte des sorties de fonds de votre portefeuille si, comme c’est le cas pour la plupart de nous, votre portefeuille servira, en tout ou en partie, à financer vos dépenses de retraite.

Alors, quelle est l’approche au placement qui permet de réconcilier les objectifs d’investir pour un bon rendement et de dépenser à un rythme qui vous convient, sans subir le cauchemar de vivre plus longtemps que votre portefeuille parce que le niveau de vos dépenses a entraîné des sorties de fonds qui se sont avérées excessives.

À la retraite il y a quatre approches à ce défi. En commençant avec le plus ancien, il y a l’achat d’une rente viagère; l’approche connu familièrement comme celui du 4%; la répartition basée sur le glide path age-based approach ; et une approche en développement, le constant mix lock box. Pour une discussion à saveur académique de ces quatres approches, voir une étude au quelle on fera plusieurs fois référence, Retirement Financial strategies and rules of thumb, 2007 ou en PDF doc.1651 par un lauréat du prix Nobel en économie William Sharpe et deux de ses collègues, Scott et Watson.

Regardons les quatre à tour de rôle.

La rente viagère

L’achat d’une rente est la méthode qui a pendant longtemps était la plus populaire pour se protéger à la retraite. En achetant une rente viagère, vous achetez en quelque sorte votre régime de retraite personnelle. Une rente confère plusieurs avantages importants à la retraite, mais apporte aussi ses inconvénients ; en générale sur les rentes. Voir notre série de commentaires sur le sujet, dont le dernier était Les rentes viagères: comment les acheter

Le grand avantage d’une rente est que vous pouvez compter sur un montant fixe connu qui durera jusqu’à la fin de vos jours. C’est un atout majeur pour une personne qui veut s’assurer d’une source de revenu fixe sur laquelle il peut compter pour payer ses dépenses.

Il y deux inconvénients majeures.

  • Le premier est ce qu’on appelle le phénomène de sélection adverse (adverse selection) ; en générale, voir Les rentes : un à y bien penser . Cela veut dire que ce sont surtout les personnes en bonne santé qui les achètent (puisqu’ils pensent vivre plus longtemps et en bénéficier longtemps). Le compagnies d’assurance l’ont compris et diminuent le rendement des offres de rentes (en augmentant le prix au-delà de ce qu’on pourrait s’attendre selon les tables d’espérance de vie de la population en général) pour en tenir compte. Le lauréat Sharpe a proposé dans un discours à Hong Kong en 2008 la création de regroupements collectifs d’achat de rentes pour chercher à contrecarrer ce phénomène ; pour davantage, écoutez le vidéo suivant. Il va même à recommander que l’achat d’une rente devrait être le choix par défaut (default option), plutôt que recevoir un montant forfaitaire, au moment de la retraite en vertu des régimes de retraite de groupe parrainés par les employeurs.
  • Le deuxième inconvénient est que bon nombre de gens n’aiment pas traiter avec les compagnies d’assurance, qui ont le monopole des rentes viagères, soit par crainte qu’ils fassent faillite ou pour d’autres raisons. Malgré cette réaction, le lauréat Sharpe insiste qu’un retraité ne devrait jamais refuser de considérer l’achat d’une rente, à moins d’être très riche et de vouloir laisser son l’argent à ses héritiers. Annuities should be considered explicitly, rather than ruled out ex cathedra. Source: Sharpe Scott Watson 2007 Retirement Financial strategies and rules of thumb , p.25 ou en PDF doc.1651.


Malgré les avantages associés à la rente, seulement une faible minorité d’investisseurs en achètent. Une raison est probablement que peu de conseillers financiers le recommandent à leurs clients. Puisque l’achat d’une rente implique une sortie majeure de fonds du compte du client, avec une réduction correspondante des opportunités pour le conseiller de gagner des frais de gestion ou des commissions sur les placements futures du client, ceci n’est pas surprenant.

Alors, que font les investisseurs, et que recommandent les conseillers financiers ?


Dernière mise à jour : ( 25-07-2010 )
 
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